Loups dans les Vosges, nouvelles règles pour protéger les élevages

Loups dans les Vosges, nouvelles règles pour protéger les élevages

Publié le Lundi 9 Mars 2026

Face à l’augmentation des attaques de loups dans les Vosges, de nouvelles règles nationales assouplissent la défense des troupeaux et renforcent les aides à la protection des élevages.

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Un communiqué de presse diffusé le 9 mars 2026 annonce une évolution des règles nationales concernant la gestion du loup et la protection des troupeaux. Ces mesures visent à faciliter la défense des élevages tout en maintenant l’espèce dans un état de conservation favorable.  

Une présence du loup confirmée dans les Vosges

Selon le communiqué, le loup est présent dans le département des Vosges depuis 2011. La progression de l’espèce s’accompagne d’une extension de son territoire et d’une augmentation des attaques sur les troupeaux.

En 2025, quatorze attaques imputables au loup ont été recensées dans le département. Elles ont provoqué la mort ou la blessure de 94 animaux, principalement des ovins.

Depuis le début de l’année 2026, cinq attaques ont déjà été constatées. Elles ont entraîné 42 victimes dans les troupeaux, surtout dans l’ouest des Vosges.

Le communiqué souligne que ces attaques « ont des conséquences économiques importantes et provoquent une forte détresse pour les éleveurs concernés ».

Trois niveaux de risque dans les communes vosgiennes

Pour adapter les mesures de prévention, le préfet des Vosges a classé les communes selon leur niveau de risque de prédation par arrêté du 31 décembre 2025.

Trois catégories ont été définies. 

  • Le cercle 1 correspond aux communes où la prédation est avérée.
  • Le cercle 2 concerne les communes où des dommages récents nécessitent des actions de prévention.
  • Le cercle 3 désigne les zones possibles d’extension du loup.

Dans le département, trois communes sont classées en cercle 1 et 205 communes en cercle 2. Les autres communes sont placées en cercle 3.

Ce classement détermine l’accès aux aides de l’État pour la protection des troupeaux.

Des règles assouplies pour la défense des troupeaux

Les arrêtés ministériels publiés le 24 février 2026 modifient plusieurs règles de gestion du loup.

Le plafond national de prélèvement passe de 19 % à 21 % de la population estimée de loups. Il pourra être porté à 23 % en cours d’année selon la pression de prédation.

Pour les troupeaux ovins et caprins situés dans les cercles 1 et 2, les éleveurs peuvent désormais effectuer un tir de défense sur simple déclaration. Une autorisation préfectorale préalable n’est plus nécessaire, que l’exploitation dispose ou non de mesures de protection.

Une autorisation reste toutefois obligatoire dans certaines situations. Elle concerne les tirs en cercle 3 pour les troupeaux ovins et caprins, après des tirs d’effarouchement, ainsi que les troupeaux bovins et équins sous réserve de mesures de réduction de vulnérabilité.

En cas de dommages exceptionnels, des tirs de prélèvement pourront être autorisés à partir du 1er juillet, après accord du préfet coordonnateur du plan national loup.

Le communiqué précise que certains tirs pourront être suspendus si le plafond national risque d’être atteint trop rapidement afin de garantir le maintien de l’espèce. 

Des aides pour protéger les exploitations 

L’État accompagne les éleveurs dans la mise en place de dispositifs de protection. Ces aides peuvent couvrir jusqu’à 80 % du coût des équipements, notamment pour les clôtures électrifiées. 

Plusieurs mesures peuvent être financées selon la localisation des pâturages.

  • Le gardiennage renforcé est possible en cercle 1.
  • Les chiens de protection sont soutenus dans les cercles 1, 2 et 3.
  • Les investissements matériels comme les parcs électrifiés et les analyses de vulnérabilité concernent les cercles 1 et 2. 

Un accompagnement technique est également proposé dans les trois cercles. 

Les demandes d’aide peuvent être déposées jusqu’au vendredi 31 juillet 2026 à minuit.

Indemnisation des dommages causés aux troupeaux

L’État indemnise les dommages causés aux troupeaux ovins et caprins lorsque le loup est reconnu responsable.

Dans les communes classées en cercles 1 et 2, cette indemnisation dépend de la mise en place de mesures de protection jugées raisonnables.

Le communiqué précise qu’en l’absence de ces protections, l’indemnisation n’est plus accordée à partir de la troisième attaque survenue dans un délai de douze mois.

Ce dispositif vise à encourager les moyens de protection et à réduire la vulnérabilité des élevages face à la prédation.

 

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