Éloyes : un homme mis en examen après le meurtre dans la forêt du Haut du Bois
Un homme a été mis en examen et placé en détention provisoire dans l’enquête sur le meurtre découvert le 28 juin 2026 dans la forêt d’Éloyes. Il a reconnu les faits, qui se seraient déroulés dans un contexte de trafic d’armes.
Un corps découvert dans la forêt d’Éloyes
Le 28 juin 2026, le corps sans vie d’un homme, présentant plusieurs coups de couteau et partiellement brûlé, a été découvert par un promeneur dans le secteur du maquis du Haut du Bois, à Éloyes (lire notre article).
Les premières constatations ont été réalisées par la compagnie de gendarmerie de Remiremont et la cellule d’investigations criminelles des Vosges, sous l’autorité du magistrat de permanence. Compte tenu du caractère manifestement criminel des faits, la Section de recherches de Nancy et la Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Remiremont ont été conjointement chargées de l’enquête.
La victime rapidement identifiée
L’autopsie et les analyses génétiques ont permis d’identifier la victime comme étant Alain Chantaduc, âgé de 77 ans et originaire de Meurthe-et-Moselle.
Selon le parquet, cet homme avait déjà purgé plus de 25 ans de détention après une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour le meurtre, en 1991, d’un gendarme auxiliaire de 19 ans qui tentait de l’interpeller à la suite d’un braquage à Toulouse.
Le 2 juillet 2026, une information judiciaire a été ouverte au tribunal judiciaire d’Épinal pour assassinat. (voir notre reportage)
Une enquête orientée vers un trafic d’armes
Les investigations ont rapidement mis en évidence que la victime demeurait impliquée dans des faits de trafic d’armes et de munitions.
Les enquêteurs sont parvenus à identifier la dernière personne avec laquelle Alain Chantaduc s’était rendu à Éloyes le jour des faits. Il s’agit d’une de ses connaissances, déjà condamnée et incarcérée à plusieurs reprises pour des vols à main armée.
Interpellé le 28 juillet 2026 sur décision de la juge d’instruction, le suspect a été placé en garde à vue par la Section de recherches de Nancy.
Des aveux et une mise en examen
Au cours de sa garde à vue, le mis en cause a reconnu les faits. Il a indiqué que l’homicide s’était produit sur le lieu même où le corps a été découvert, dans un laps de temps très court, sur fond de trafic d’armes qui aurait mal tourné entre les deux protagonistes.
Présenté devant le juge d’instruction le 30 juillet 2026, il a été mis en examen pour assassinat en récidive légale et atteinte à l’intégrité du cadavre. Il a été placé en détention provisoire.
Les investigations se poursuivent afin de préciser le déroulement exact des faits.
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